Brand Hero

Lakeland Europe Blog- Français

Lakeland Europe Blog Lakeland Europe Blog – Français Lakeland Europe Blog – Deutsch Lakeland Europe Blog – española Lakeland Europe Blog – Italiano Lakeland Europe Blog – Nederlands Lakeland Europe Blog – Polski
 English  Français  Deutsch  española  Italiano  Nederlands  Polski

Quels sont les tests requis pour obtenir la certification EN 11612 ?

En matière de protection ignifuge, il existe de multiples normes pouvant potentiellement entraîner la confusion chez les responsables sécurité et les travailleurs. Certaines normes sont basées sur des exigences spécifiques aux applications, c’est le cas de la protection en cas de soudage et contre les arcs par exemple, toutefois il existe deux normes majeures dédiées aux vêtements ignifuges : les normes EN 14116 et EN 11612.

La norme EN 14116 s’applique à la protection ignifuge secondaire; les EPI qui répondent à cette norme permettent aux travailleurs de bénéficier d’une protection supplémentaire, contre les produits chimiques par exemple, par-dessus leurs vêtements de travail ignifuges sans compromettre la protection contre les flammes et la chaleur. La norme EN 11612, en revanche, est la norme relative aux vêtements de protection ignifuges primaires. Cette norme définit les exigences de performance des vêtements fabriqués à partir de matériaux souples conçus pour protéger le corps (sauf les mains) de la chaleur ou des flammes.

Afin de répondre à la norme EN 11612, les vêtements de protection ignifuges doivent satisfaire à plusieurs tests de performance, mais quels sont-ils ? Continuez votre lecture pour en savoir plus...

 

Le test de rétrécissement du tissu (EN17493)

La norme EN 17493 (test de rétrécissement du tissu) a été conçue pour mesurer la résistance d’un tissu lorsqu’il est exposé à l’air chaud ou à une flamme.

Ce test est important car l’air emprisonné entre un vêtement ignifuge et le corps du porteur isole contre l’énergie thermique, mais lorsque les vêtements rétrécissent à la suite d’une exposition à la chaleur, la résistance du vêtement à l’énergie thermique est d’autant plus réduite.

Pour réussir le test, le vêtement ignifuge ne doit pas rétrécir de plus de 10 %. Tout d’abord, le vêtement est mesuré avant d’être placé dans un four à circulation d’air chaud, chauffé à 180 °C (possibilité de tester à 260 °C). Le vêtement est ensuite laissé au repos pendant cinq minutes avant d’être à nouveau mesuré pour déterminer le rétrécissement qui s’est opéré.

 

Que doivent garder à l’esprit les responsables sécurité?

Comme mentionné, l’air emprisonné entre un vêtement ignifuge et le corps du porteur isole contre l’énergie thermique ; ainsi, si le vêtement est trop serré, il n’y a pas de couche d’air pour protéger le porteur. Cela étant, les responsables sécurité doivent opter pour des vêtements légèrement plus amples, garantissant une bonne circulation de l’air à travers la combinaison et s’assurer que les vêtements présentent moins de 5 % de rétrécissement.

 

Le test d’inflammabilité à la verticale (ISO 15025)

La norme ISO 15025 (test d’inflammabilité à la verticale) mesure la réaction d’un tissu au contact d’une flamme. Le test consiste à appliquer une flamme sur un échantillon de tissu de 200 mm x 160 mm (suspendu verticalement) pendant 10 secondes. Il existe deux méthodes de test, détaillées ci-dessous: 

Procédure A

La flamme est appliquée au centre du tissu

Procédure B

La flamme est appliquée sur le bord inférieur du tissu

Pour réussir le test (dans les deux cas), les trous formés doivent être inférieurs à 5 mm, si le tissu s’enflamme, il ne doit pas brûler jusqu’à son bord et le tissu ne doit pas générer de débris brûlants, c’est-à-dire des gouttelettes en fusion.

 

Que doivent garder à l’esprit les responsables sécurité?

Pour qu’un vêtement soit certifié, celui-ci doit réussir le test de rétrécissement du tissu ainsi que la procédure A ou B du test d’inflammabilité à la verticale. Cela étant, les responsables sécurité doivent évaluer soigneusement les vêtements afin de déterminer s’ils ont réussi les deux tests. Sur l’étiquette d’un vêtement, la procédure A sera indiquée par la mention « A1 » et la procédure B sera indiquée par la mention « A2 ».

 

Résistance à l’énergie thermique

La norme EN 11612 comprend cinq tests de résistance à l’énergie thermique qui mesurent la capacité d’un tissu à résister au transfert d’énergie thermique de l’extérieur vers l’intérieur.

Toutefois, les vêtements testés conformément à la norme EN 11612 ne doivent réussir (classe 1 minimum) qu’un seul des essais pour être certifiés (le fabricant peut choisir l’essai le plus approprié pour l’utilisation prévue du vêtement). La réalisation de plusieurs tests parmi ces cinq tests est facultative.

Ces tests portent sur les cinq principaux types de transfert d’énergie thermique : radiante, par convection, par contact, avec des éclaboussures d’aluminium et des éclaboussures de fer, représentant des éclaboussures de métal en fusion. Dans le cadre des tests dédiés à l’énergie thermique radiante, par convection et par contact, les résultats sont classés en fonction du temps mis par le capteur situé derrière le tissu pour enregistrer une augmentation spécifique de la température (24 °C pour la chaleur radiante et par convection et 10 °C pour la chaleur par contact) qui équivaut à une probabilité de 50 % d’une brûlure du second degré. Plus il faut de temps pour atteindre une telle température, plus la classe du vêtement est élevée et plus le niveau de protection contre ce type de transfert d’énergie thermique est élevé.

 

Que doivent garder à l’esprit les responsables sécurité?

Pour être certifié, un vêtement doit seulement être soumis à l’un des cinq tests de résistance à l’énergie thermique, ainsi, les responsables sécurité doivent évaluer la combinaison par rapport à son utilisation prévue. Il est inutile de fournir aux travailleurs un vêtement ayant atteint la classe 3 lors d’un test de chaleur rayonnante si l’application prévue implique une chaleur par contact.

En outre, si de nombreux utilisateurs connaissent bien la norme EN 11612, beaucoup n’en connaissent pas les détails, plus précisément comment les différents tests de résistance à la chaleur (et les classifications de vêtements qui en découlent) peuvent faciliter la sélection et la comparaison des vêtements. Les responsables sécurité doivent donc déterminer le type de chaleur contre lequel une protection est nécessaire et le niveau de résistance à la chaleur selon lequel un vêtement est testé/classé.

 

Test sur mannequin thermique

L’indication la plus utile de l’efficacité d’un vêtement en matière de protection, en particulier contre l’inflammation spontanée, est peut-être le test sur mannequin thermique. Ce test donne une meilleure idée de la manière dont un vêtement protège un travailleur contre les flammes et la chaleur en le soumettant à une inflammation spontanée simulée à l’aide d’un « mannequin thermique » qui peut fournir une probabilité à 50 % des brûlures de 2e et 3e degrés. Le test est facultatif dans le cadre de la norme EN 11612, mais pour la sécurité de votre personnel, il est utile de vérifier les résultats de ce test si celui-ci a été effectué. Et si un vêtement n’a PAS été soumis à ce test... Il convient de se demander pourquoi ? En d’autres termes, s’agit-il d’un vêtement peu performant?

Comme toujours, il est essentiel de comprendre les normes et ce à quoi elles peuvent servir, quel que soit le vêtement. Vérifiez en détail les classifications des vêtements que vous souhaitez acheter et faites le lien avec votre application en particulier afin de faire le meilleur choix possible.

 

Pour en savoir plus sur les principales normes relatives aux vêtements de protection ignifuge et sur la manière d’identifier les risques liés à l’énergie thermique, téléchargez notre eBook gratuit:

New call-to-action

© 2020 Lakeland Inc. All Rights Reserved.